Conséquences du Covid-19 sur le marché français de l’immobilier d’entreprises

Le marché de l’immobilier d’entreprises en France est défini par les acquisitions et ventes de l’immobilier de bureaux, mais aussi des locaux commerciaux et autres entrepôts et parkings privatifs. En 2019, 44% des sommes investies dans le marché français provenaient de l’étranger. Au 1er trimestre 2020, cette part a augmenté jusqu’à 58%. Mais depuis la crise sanitaire due au Covid-19, cette envolée a été fortement freinée.

La crise sanitaire, un ralentissement logique de la croissance du marché immobilier d’entreprises

Historiquement, la croissance de ce marché n’a cessé d’augmenter depuis 2013. Après la crise de 2008, qui avait divisé par 4 le volume d’investissements étrangers en France, la croissance n’a pas mis longtemps à reprendre sa hausse. L’augmentation était alors de l’ordre de plus de 141% jusqu’en 2019.

Les conséquences de la mise en protection des individus

Cette année, ce qui a ralenti l’investissement dans ce secteur est l’appel à la prudence à la suite de la crise sanitaire du Coronavirus. Les volumes maintenant investis pourraient être moindres dans les prochains mois, alors que d’autres contraintes, dites pratiques, voient aussi le jour. Comme l’impossibilité de pouvoir visiter certains biens ou encore les procédures d’urbanismes ralenties. La crise sanitaire impacte donc négativement les perspectives de croissance économique. Les secteurs les plus touchés directement sont l’hôtellerie et les commerces non-alimentaires. Dans une moindre mesure, les bureaux peuvent être fragilisés ainsi que les parcs d’activités.

Immobilier d’entreprises : Le rebond par un fort dynamisme

Quand on analyse les chiffres lors du premier trimestre 2020, ce sont 6,2 milliards d’euros engagés sur le marché immobilier de l’entreprise qui représente une hausse de plus de 28% par rapport à la même période que l’an dernier, dont 4,4 milliards d’euros investis dans Paris et ses régions environnante. Ce bon dynamisme s’explique partiellement par les actes ayant été finalisés courant mars-avril. De plus, les experts tablent sur un retour lent, mais sûr pour les transactions immobilières d’entreprises. Les répercussions globales d’une telle crise sur l’économie restent bien floues pour les économistes et experts du monde entier. Elles ne seront totalement connues qu’à la rentrée prochaine.
Cependant, le virus semble avoir été ralenti par tous les efforts du gouvernement et des citoyens qui ont respecté les règles de confinement.

>> A lire également : L’épargne réglementée grandissante lors de la crise sanitaire

Les réactions et facteurs résilients

Contrairement à la crise de 2008, les autorités et institutions ont été très réactives quant aux mesures prises pour soutenir l’économie. Les États et banques centrales travaillent de concert pour prendre des mesures budgétaires colossales et inédites dans le but d’atténuer les conséquences de la crise. Les actions sont à la hauteur des enjeux. Le but étant de limiter autant que possible le choc négatif qui se profile à court terme et d’éviter une récession sur le long terme. En pratique, cela se traduit par le relâchement de la règle du déficit public à 3% du PIB maximum, ainsi que des garanties de salaires et d’emprunts pour les entreprises très supérieures à 10% du PIB.

Des baux sécurisés dans le marché immobiliers d’entreprises

L’immobilier d’entreprise comprend un avantage certain sur les autres secteurs du marché immobilier. Ce sont les baux à 3, 6, 9 et 12 ans assortis de loyers sécurisés. Cela leur permet de s’ancrer dans une stratégie sur le long terme. Les marchés locatifs quant à eux, restent en bonne santé. Bien que l’accès au crédit bancaire soit de plus en plus limité par les établissements à crédit qui se concentrent sur les aides apportées directement aux entreprises. Les taux de vacances locatives restent historiquement bas. L’emplacement des biens locatifs reste tout aussi décisif et emportera des conséquences plus ou moins grandes sur leur résilience à la crise. Enfin, les flux de loyers diminuent dans un premier temps mais tous les acteurs financiers et immobiliers apportent des solutions pour favoriser le retour à des flux normaux sur le moyen et long terme.

>> A lire également : Les fonds de garantie sécurisent une partie de votre épargne

Les process reportés mais pas annulés

La volonté des vendeurs et acheteurs n’a pas changé. Les vendeurs voulant toujours vendre leur bien et les acheteurs voulant toujours les acheter. Le secteur du BTP reprend son activité sur les chantiers progressivement, mais sûrement. Les visites quant à elles reprennent leurs cours. Les services administratifs recommencent à analyser les permis de construire tandis que les notaires actent plus que jamais par le biais de la signature électronique.
Le marché de l’immobilier d’entreprises reprendra sa croissance et sa place dans les investissements les plus performants du moment, que tous les acteurs restent solidaires et acceptent l’échelonnement des paiements sur les loyers et charges afférentes aux biens. La BCE met tout en œuvre pour maintenir les taux bas et des liquidités abondantes sur les marchés. Pour rappel, le marché d’immobilier d’entreprises reste un des marchés les moins volatile, comparé au marché des actions et un des plus performants, comparé au marché obligataire.

On peut s’attendre donc à une reprise assez rapide, le marché de l’immobilier d’entreprises étant connu pour sa stabilité et sa résilience dans les moments d’agitations et de flottements, en comparaison aux autres classes d’actifs.

Pour en savoir plus sur l’investissement en immobilier d’entreprises, contactez un conseiller en investissements financiers de notre cabinet.



Demander une simulation gratuitement !Cliquez-ici !
+ +