La poussée aux investissements en Unités de Compte (UC) par les compagnies d’assurance

Une année historique

Pendant la grande montée boursière vers des sommets historiques en 2019, les compagnies d’assurance ont engagé une campagne publicitaire et de conseil afin de vous pousser, à tort ou à raison, vers le placement de votre épargne en unités de compte.

Il faut dire que le contexte était tout simplement adéquat pour cette prise de risque. Les indices n’arrêtaient pas de grimper, battant record sur record, que cela soit pour le S&P500 (+28,50% en 2019) aux Etats-Unis ou du CAC40 (+26.46% en 2019) en Europe. Un acronyme défini bien l’état d’esprit qui régnait sur les marchés et chez les investisseurs : « TINA » pour There Is Not Alternative, cela voulait simplement dire que rien ne pouvait égaler le rendement des actions.

Mais c’était sans compter la crise sanitaire et économique qui se profilait.

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Les unités de compte, outil de diversification et de rendement élevé

Rappelons que les unités de compte sont des supports d’investissements logés dans l’enveloppe fiscale de l’assurance-vie, afin de pouvoir diversifier son allocation vers des valeurs mobilières et immobilières. A la différence du fonds en euros, les unités de compte ne garantissent en aucun cas le capital investi sur ces supports. Mais ce qui fait prendre plus de risque, rapporte plus. Les unités de compte accèdent à un rendement plus élevé que les simples fonds en euros et leur 1,85% de rendement moyen en 2019 (contre 2,25% en 2018 – chiffres donnés par le Président de l’Afer, Gérard Beckerman).

Par ailleurs, la performance des marchés boursiers attire les particuliers. Face au rendement baissier des fonds en euros, les compagnies d’assurance en ont donc profité pour proposer leurs meilleurs fonds en euros uniquement en vous obligeant d’investir une partie de votre épargne dans les unités de compte, afin de palier à la baisse des rendements de leurs allocations. Effectivement, les chiffres ne trompent pas. La collecte en unités de compte est passée de 23% en début d’année 2019 jusqu’à 41% en fin d’année. Cette approche a inévitablement favorisé la hausse des marchés actions.
Il était donc nécessaire pour pouvoir garantir en partie votre épargne, d’investir sur un marché risqué, malgré l’obligation professionnelle de toujours devoir adapter les allocations des assurances-vie avec le profil des épargnants. L’ACPR (autorité de contrôle prudentiel et de résolution) en charge de réguler l’activité des assureurs et acteurs financiers, a d’ailleurs émis des avertissements à plusieurs grandes entreprises, en leur rappelant le principe de clarté et d’équilibre du conseil en investissement.

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L’évolution incertaine des fonds en euros garantis

Néanmoins, les arguments des compagnies ne peuvent être pris à la légère. Nous le ressentons, le rendement des fonds en euros baisse inexorablement d’année en année. Ces fonds en euros sont garantis, car ils sont dans des proportions majoritairement composées de produits obligataires et monétaires. Avec le contexte actuel des taux bas, voir négatifs, chaque année la part obligataire des fonds en euros fond comme neige au soleil. Comme le rendement des obligations est très bas, le rendement des fonds en euros suit logiquement cette baisse.

Mais un outil de précaution est mis à disposition des compagnies, c’est la « provision pour participation aux bénéfices ». Elles apportent dans cette réserve une partie des bénéfices issue des actifs de leur portefeuille. Une décision prise en faveur des compagnies d’assurance leur permet d’incorporer cette provision directement à leurs fonds propres. Cela leur permet de palier à une éventuelle perte importante de leur capital, par un arrêté du 24 décembre 2019. Malgré cette protection, elles ont pour obligation de rendre cette réserve après 8 ans aux assurés. En effet, les fonds en réserve sont destinés aux épargnants ayant investis dans leurs fonds en euros. Les bénéfices sont tirés des actifs dans lesquels les épargnants investissent indirectement par le biais des fonds en euros.

Si cette obligation reste effective, le rendement des fonds en euros devra se stabiliser. Notamment, grâce aux provisions des compagnies qui vont permettre de lisser les performances durant les prochaines années.

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